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la 6 Îloises de septembre

     Après les Îles Scilly et la « Scillyçoise », c’est une « 6 Îloises » qui était proposée aux voileux du Vent des Etocs en ce mois de septembre 2018. Le projet ? Pointer l’étrave de nos navires vers le Sud-Est et, en une quinzaine de jours, faire escale dans au moins 6 îles en descendant vers Belle-Île, Noirmoutier, Yeu et pourquoi pas plus bas vers les côtes charentaises avec Ré et Oléron si Eole et Neptune voulaient bien nous être favorables.

     2 skippers et leurs 2 voiliers décident de se lancer dans l’aventure.

  • ·       BRIDAN III le First 25.7 et Daniel
  • ·       ENAWEN le Kelt 29 et Michel
mercredi 12 sept – 1er jour – la pétole

     Nous quittons le quai de Kérity à 9h30, où nous sommes depuis 2 jours pour avitailler, sous le regard de Franck et Jean-Michel, au moteur, car le vent nous fait cruellement défaut en ce premier jour. Nous passons Ar Guisty à 11 heures, à 12h30, désœuvrés, on met une ligne de traîne dans le sillage d’ENAWEN et 3 maquereaux, acceptent de venir servir de repas pour le soir.

     Quant à faire du moteur, nous décidons de faire une longue étape et arrivons à 17 heures à Brigneau après 30 milles nautiques parcourus. Prise de coffre à l’embossage dans l’Est du chenal, gonflage et mise à l’eau de l’annexe d’ENAWEN pour aller passer l’amarre arrière de BRIDAN, rangement de nos bords respectifs, descente à terre pour aller prendre une « première gorgée de bière » au bourg à l’Avel Mad (excellent accueil, patronne très chaleureuse)

     Retour à bord grâce à l’annexe toujours au rendez-vous et dîner sur ENAWEN des excellents maquereaux fraîchement pêchés, après choix d’un petit assortiment parmi 6 whiskys, dégustés avec modération.

     Après la traditionnelle réunion vespérale des skippers et consultation de la météo qui nous prévoit un 3-4 Beaufort de Nord-Est, nous décidons d’en profiter pour rallier directement Belle-Île, en longeant Groix afin de la garder comme plan B.

jeudi 13 sept – 2ème jour – la descente

     Départ prévu à 9 heures (ce sera quasiment toujours le cas). Avec 15 minutes d’avance nous larguons les amarres, et, heureuse surprise, le vent est bien présent aujourd’hui et c’est au près bon plein qu’à 5-6 nœuds, avec des pointes à 7 que nous parcourons les 34 milles. Un ris dans la grand-voile et des ris successivement pris ou relâchés dans le génois en fonction des sautes d’humeur d’Eole.

     Nous ne sommes pas seuls et suivons tout au long de l’après-midi, à la VHF, les échanges entre les militaires qui organisent des tirs dans le polygone de Gâvres que nous longeons. Ils ont fort à faire pour dérouter les voiliers et bateaux de pêche qui régulièrement rentrent dans le gabarit de tir.

Nous sommes accueillis par la navette du port du Palais qui nous place à couple en 2ème et 3ème position d’un voilier déjà au ponton flottant en cubes plastiques. N’ayant pas pris le temps de déjeuner à midi, pour cause de navigation trop prenante, la bière en terrasse du « Resto » sera accompagnée d’’une belle assiette de charcuterie. Nous sommes donc prêts après une douche payante, froide et coupée toutes les 5 secondes pour attaquer le dîner et tester le rhum arrangé de Mikou.

     Si sur ENAWEN on s’accommode d’une nuit durant laquelle la houle rentrant dans le port fait fortement tanguer les bateaux, sur BRIDAN il n’en est pas de même et le sommeil de Daniel est régulièrement interrompu par les coups de boutoirs des bouées et des 2 voiliers qui l’entourent.

vendredi 14 sept – 3ème jour – la longue route

     Allons-nous pouvoir continuer notre rapide progression ? Nous avons déjà « gagné » 1 jour sur le planning prévisionnel en occultant l’escale de Groix. Devant nous Houat, Hoëdic et Noirmoutier. Nous sortons donc pour aller tester le vent en force et en direction. Il est là et il monte en puissance nous permettant d’avancer à 4 puis 5 nœuds (plus qu’annoncé) au près. Houat et Hoëdic sont sur notre babord alors que Noirmoutier est sur notre cap. On décide donc de faire cap sur l’Herbaudière, tout en gardant en réserve la possibilité de se dérouter, si besoin, sur Houat ou Hoëdic.

     Après rencontre avec la première éolienne flottante française Floatgen , mise en place au large du Croisic au mois d’avril, nous apercevons au loin les cargos en attente devant Saint Nazaire. Nous en comptons 11, ils semblent tous mouillés à l’ancre. Le vent a tourné et c’est au vent arrière, voiles en ciseaux, génois tangonné, que nous passons au milieu, les surveillant du coin de l’œil.

     Il est 18h30 quand Daniel appelle la capitainerie de l’Herbaudière pour connaître les emplacements libres au ponton visiteur. Nous aurons le choix entre le D, le I ou le J. Michel choisit le I, amorce un demi-tour afin d’y revenir face au vent, croise BRIDAN en chemin qui va visiter le fond du port. Daniel, toujours à la recherche du contact humain rapproché, en profite pour aller « tutoyer » la bouée fer à cheval d’une future connaissance, puis revient s’amarrer derrière ENAWEN

     10 heures de navigation pour près de 40 milles nautiques parcourus, pas mal pour un vendredi. Il est urgent, après rangement de nos bords de trouver un resto pour fêter dignement notre arrivée en terre vendéenne. Notre choix se porte sur Le Jusant .Patronne serviable et voisins de table non voileux, mais intéressés ou voileux et prodigues en conseils de mouillage et de bonnes adresses.

samedi 15 sept – 4ème jour – terra incognita

     Bon cœur et adepte du troc, Daniel décide, avant de partir, d’offrir sa belle bouée fer à cheval blanche à son nouvel ami de la veille en échange de la sienne, vieille et pourrie, et qui plus est scratchée récemment par une étrave un peu trop fougueuse.

     Auréolé de sa bonne action il quitte son mouillage serein et se déhale avec grâce de son ponton à 10 heures, suivi respectueusement par ENAWEN

     Le soleil est toujours de la partie, le vent de travers, la vitesse de 5 à 5,5 nœuds, pour aborder des eaux que nos étraves n’ont encore jamais fendues. Une petite molle nous oblige toutefois à appuyer les 2 dernières heures au moteur.

     Port Joinville nous accueille pour déjà notre 3ème île : Yeu

     Il est temps de lâcher la main du petit scarabée, et c’est dorénavant BRIDAN qui appellera les capitaineries, annoncera l’arrivée des 2 voiliers, donnera leurs caractéristiques et sollicitera 2 places au ponton visiteur. Il entrera ensuite fièrement en premier dans le port, entraînant dans son lumineux sillage le reste de la flotille, trouvera nos places et appontera seul. Un jour il n’est pas impossible qu’il prenne même les amarres d’ENAWEN pour l’assister 🙂

     Ce soir, c’est chez Martin que nous dégusterons une spécialité locale, les patagos.

dimanche 16 sept – 5ème jour – vers le départ du Vendée Globe

     Route vers les Sables d’Olonne pour un cap au 60, mais le vent ne nous permet que de caper au 120. au bout de quelques heures de virement de bord, nous décidons d’un appui moteur afin de faire route au mieux.

    Arrivés aux Sables nous pourrions rejoindre Port Olona et choisir l’une de ses 1.400 places, mais nous préférons le port du quai Garnier et ses 119 places, plus intime et situé au cœur de la ville.

     2 places au ponton plus tard, visite à la capitainerie, courte pause photo devant la vitrine d’une banque régionale qui évoque beaucoup de souvenirs au skipper d’ENAWEN, avitaillement en pain frais et traversée en bac vers le quartier de marins-pêcheurs de la Chaume afin d’y étancher notre habituelle soif du soir.

     Dîner sur ENAWEN de … la pêche du jour … que du poisson frais. Et ensuite ? La réunion des skippers pour décider que le 6ème jour nous verrait sans doute arriver à l’Île de Ré

lundi 17 sept – 6ème jour – nav de rêve

     8h45, on part dans 15 mn, Daniel à la VHF : « on arrive à Saint Martin à marée basse, on risque manquer d’eau pour y entrer » Ok, on part et on envisage des plans alternatifs. Malgré le Grand Pavois qui s’y prépare, à La Rochelle les capitaineries des Minimes et du Vieux Port nous assurent qu’ils peuvent nous accueillir à couple. Rassurés par ses plans B., on fait route et on peut calmement se repencher durant la navigation sur Saint Martin, les horaires et l’étude des sondes. Conclusion : ça va le faire.

     Un vent soutenu, et assez bien orienté, va nous permettre, sous un beau soleil de couvrir les 32 milles  en 9 heures. La mer est plate, nous naviguons au près à 5 nœuds avec un 3-4 beaufort. Un appel à la capitainerie de Saint Martin de Ré nous apprend qu’en cette période de mortes eaux (coefficient de 39), l’écluse du bassin à flot n’ouvre pas pour y permettre l’accès. Plutôt que de choisir le port d’échouage, nous jetons notre dévolu sur le ponton saisonnier de l’avant-port, qui comporte une souille d’une profondeur de 2 mètres.

     L’amarrage s’y fait sans problème et nous nous empressons d’aller faire un tour le long des bassins à flot, entourés d’un grand nombre de bars et restaurants, où nous trouvons rapidement notre bonheur pour une première soif puis pour un dîner au Serghi

mardi 18 sept – 7ème jour – la solitaire Ré-Oléron

     Et maintenant ? 4 îles en 6 jours, nous sommes sur la bonne voie pour réussir notre pari et nous avons bien mérité un petit temps de repos, isn’t it ?

     Daniel est tout ému de se retrouver sur l’île où, enfant, il a passé ses vacances et émet le souhait d’y faire relâche 2 jours afin d’y retrouver ses souvenirs et y rencontrer les amis chez lesquels il était hébergé.

     Michel va rejoindre l’île d’Oléron où 2 couples d’amis, sont « montés » du Limousin pour l’y accueillir.

   ENAWEN reprend donc la mer tandis que Daniel agite son mouchoir en courant le long du ponton et que Michel écrase furtivement une larme d’émotion.

     Après avoir longé la côte est de l’île de Ré, le pont, long de 3 kms, qui relie Ré au continent apparaît, et même si son tablier culmine à 42 mètres au-dessus de l’eau, on ne peut s’empêcher de surveiller le haut du mat en passant dessous.

     Alors que la mer était relativement calme jusque-là, des déferlantes, levées par les hauts fonds, apparaissent devant Saint Denis d’Oléron. C’est donc au surf qu’ENAWEN se présente devant le seuil de l’entrée du port qui cale seulement à 1,50 m.

     Les 4 z’amis sont bien là sur le ponton pour aider à la prise d’amarres, et conduire le skipper au 1er bar rencontré.

     Après la visite de Saint Denis et un repas au Quai 17, rendez-vous est pris pour rentrer ensemble sur Ré le lendemain.

mercredi 19 sept – 8ème jour – le père Fouras

     La encore 2 écoles se font jour. Si Anne-Marie et Bernadette acceptent avec joie d’embarquer comme équipières sur ENAWEN, Gérard et Eric préfèrent quant à eux visiter Oléron à vélocipède puis nous rejoindre à Ré par la route.

     Avec Anne-Marie à la barre et Bernadette en pêche, ENAWEN entame une nouvelle carrière de navette touristique à la voile en conduisant ses passagères d’un jour frôler Fort Boyard, contourner l’île d’Aix et repasser à nouveau sous le pont de Ré.

     Plus de 7 heures de navigation à la voile, appuyée parfois au moteur dans les molles.

     Nous retrouvons notre place au ponton d’attente accueillis par Eric, Gérard et … Daniel.

     Un autre couple d’amis, rencontré par hasard, se joint à nous pour le dîner pris au restaurant de la Paix

jeudi 20 sept – 9ème jour – le début du retour

     Notre remontée doit nous amener dans un premier temps à Saint Gilles Croix de Vie, distante de 40 milles. Si la 1ère moitié du trajet se fait bien sous voile, le vent tombe et nous contraint à utiliser la risée gasoil pour la deuxième partie.

     Daniel ayant émis le souhait de manger du poisson frais le soir, Michel met donc une ligne de traîne et en 20 minutes remontent les 2 maquereaux réclamés.

     9 jours de nav et aucun incident technique ? Il est temps de remédier à cette anomalie. C’est Raymond le pilote automatique d’ENAWEN qui se dévoue et arrête de remplir sa fonction d’équipier fidèle. Heureusement Marine, 2ème pilote de backup, prend le relais, mais, chagrine qu’on ait boudé trop longtemps ses services, se met illico en grève. Il ne reste donc au skipper qu’à reprendre la barre, consoler Marine, démonter Raymond, le bricoler, et appeler les shipchandlers de tous les ports devant lesquels nous passons ou passerons pour connaître la disponibilité d’un autre pilote.

     Résultat : rien en stock d’ici Noirmoutier, pilote re-fonctionne par tranche de 20 minutes avant re-démontage et re-bricolage.

     Un chenal d’accès très houleux donne accès à Port la Vie, situé entre Saint-Gilles sur Vie et Croix de Vie. Nous sommes soumis ensuite à un fort courant, avant de nous placer à couple en bout de ponton visiteur.

vendredi 21 sept – 10ème jour – tout dans le nez

     Nos voisins de ponton nous ayant conseillé de partir à l’étal de basse mer pour éviter un trop fort courant dans la rivière et arriver à passer la barre de sortie du chenal nous quittons le ponton à 8h45.

     Nous avons quand même un peu de mal à franchir cette barre. Sur ENAWEN, malgré l’appui moteur on ne dépasse pas les 1,5 nœuds. Une fois passés les hauts fonds, le vent nous permet d’avancer, dans une mer houleuse, hachée et des creux de 2 mètres, à 5 nœuds avec 2 ris dans la grand-voile et 3 dans le génois. Hélas c’est du noroît et nous devrions faire un cap au 315°. L’occasion est toute trouvée de nous rappeler la définition de l’allure du près : « Deux fois la route, trois fois le temps, quatre fois la peine »

     Au bout de 4 heures, Daniel propose un repli sur l’île d’Yeu, Michel y souscrit bien volontiers. Arrivée à 15 heures et goûter dans un « salon de thé » pour remplacer le déjeuner que nous n’avons pas eu le loisir de prendre en navigation.

     La sieste, bien méritée est suivi du dîner fait d’accras et de thon au très typique Bistro Le Navigateur. Un avis de grand frais étant annoncé pour dimanche, décision est prise de faire route le lendemain sur Noirmoutier afin de s’y abriter dans le port de l’Herbaudière.

samedi 22 sept – 11ème jour – au surf et à fond

     Cette fois le vent nous est plus favorable, c’est toujours du 4 à 5 beaufort, mais il est ESE et doit monter dans l’après-midi. Nous partons à 8h30 sous un ciel plombé, nous sommes au grand largue, c’est cool, nous marchons fort et le vent monte toujours. Nous sommes en permanence à 5-6 nœuds avec des pointes enregistrées à 7,6 sur ENAWEN et même plus de 9 nœuds au surf sur BRIDAN.

     Quel plaisir de naviguer enfin sur la route programmée et de voir défiler les milles. Mais la mer commence à moutonner, l’allure est presque vent arrière et quelques empannages, bien que contrôlés et amortis par nos freins de bôme (quelle sécurité !) nous interpellent.

     Quelques milles seulement restent à parcourir, il est temps de replier la toile. Daniel ayant eu tout son saoul de bonheur, décide d’affaler et de finir au moteur. Michel prend son 2ème ris et roule entièrement le génois.

       C’est côte à côte, à 7 nœuds, que les 2 navires se présentent devant le port de l’Herbaudière à 12h30. BRIDAN, comme il l’assume depuis une semaine, gère l’appel à la capitainerie (absente car en pause repas), l’entrée dans le port, la recherche de 2 emplacements et l’accostage de son navire en toute discrétion (ensuite seulement il autorise ENAWEN à se présenter à ses côtés 🙂 )

     Un cassoulet au confit de canard pris sur ENAWEN nous remet de nos efforts et augure d’une bonne sieste réparatrice. L’après-midi est consacrée au ravitaillement en tout genre et surtout à l’achat d’un pilote automatique tout neuf, appelé à seconder Marine et Raymond.

    Les amarres sont doublées pour la nuit en vue du coup de vent (2 pointes avant, 2 pointes arrière, garde montante et descendante). On peut donc s’endormir serein en écoutant le vent siffler dans les drisses et les haubans.

dimanche 23 septembre –12ème jour – relâche

     Heure de levée libre – stop – on laisse passer l’avis de grand frais 189 – stop – décrassage des skippers, nettoyage et rangement des bords, plein de gasoil et vidange des eaux noires – stop – déjeuner au Comptoir – stop – prêtes à repartir demain … cap sur Houat – stop

lundi 24 sept – 13ème jour – la 5ème île

     L’avis de grand frais est passé, mais il y’a encore du vent (20 nœuds) et bien orienté (nord-est) et du soleil (16°) et c’est un seul bord de 35 milles qui va nous amener à Houat.

     Depuis plusieurs jours déjà nous avons trouvé quelle garde-robe utiliser afin de naviguer de conserve, entre 5 et 7 nœuds, avec 20 nœuds de vent. Les 2 voiliers partent chaque matin avec 2 ris dans la grand-voile, puis BRIDAN envoie tout son génois ou presque, tandis que ENAWEN roule tout son génois ou presque. Ainsi nous naviguons à la même vitesse, ENAWEN affinant régulièrement, pour rester au contact, en renvoyant 2 doigts de génois ou en le ré-enroulant de quelques dizaines de centimètres.

     Nous traversons à nouveau la douzaine de cargos en attente devant Saint Nazaire. BRIDAN, emporté par son élan, s’en rapproche même de très prés !

     L’arrivée à Saint Gildas, le port de Houat, est un peu sportive, en effet le vent et le courant y sont soutenus, il faut s’y amarrer à l’embossage sur des bouées sans anneaux, reliées par de gros tube inox, genre haltères et nous sommes « aidés » par la navette du port qui en permanence nous donne des instructions contradictoires.

     Une petite ballade à terre nous fait découvrir une île pleine de charme puis notre annexe nous ramène à nos bords ou nous nous préparons à subir un mouillage très rouleur.

mardi 25 sept – 14ème jour –  encore à fond

     Départ en marche arrière bien géré par BRIDAN qui se déhale en une parfaite maneuvre, un peu plus délicat en marche avant pour ENAWEN qui est drossé contre les « haltères d’embossage » par un vent soutenu et doit les repousser tout en évitant de se prendre l’hélice dans leurs bouts de fixation au fond de l’eau.

      Nous validons à nouveau notre configuration voile pour atteindre nos vitesse habituelles toujours sous un grand soleil.

     Port-Louis, cité médiévale, nous accueille avec sa capitainerie et ses infrastructures flambantes neuves et l’agrément d’y  trouver au bout du ponton bars et restaurants. C’est sur le Tan’Pouce et ses spécialités de moules, fish and chips, whisky et rhum, que nous jetons notre dévolu

mercredi 26 sept – 15ème jour –  l’alternative

     Prochaine étape prévue : Port Manec’h, mais encore du 4-5 Beaufort de est-nord-est, et si on en profitait pour pousser jusqu’au Glénan ? D’autant plus que BLANJUME et Patrice doivent s’y trouver avec un copain. Il suffisait de le dire et c’est encore un joli bord de rêve au travers qui nous mène dans la Chambre devant Saint Nicolas, après avoir contourné Penfret, évité la Bombe, salué Guiriden et débordé Fort Cigogne.

     Mais, arrivés toujours sous voile en vue de Bananec, nous voyons BLANJUME la contourner au moteur pour sortir par la Pie et rejoindre Kérity, rappelé pour une contrainte familiale.

     Bien loin des dizaines de voiliers mouillant en été dans cette anse, nous sommes 3 en tout et pour tout à choisir notre bouée.

     Descendus à terre avec l’annexe sur la langue de sable reliant Saint Nicolas et Bananec, nous faisons alors le tour de l’île à pied nous arrêtant seulement à mi-parcours pour nous désaltérer à la Boucane, zut fermé, alors chez Castric, fermé aussi. Heureusement, pour une bière nous devenons tenaces voir intelligents, et ayant aperçu par une ouverture du monde à l’intérieur, nous en obtenons l’accès, arguant du fait que l’on ne saurait laisser périr de soif 2 rescapés d’une si longue traversée. L’accorte serveuse souscrit à notre demande et remet un fût de bière en perce. Que Neptune la bénisse !

jeudi 27 sept – 16ème jour –  maison …

     Bé oui encore du vent, encore du soleil, encore un seul bord de rêve pour arriver en vue des Etocs. Ce n’est pas notre faute quand même si les dieux ont été avec nous ! Neptune et Eole évoqués dès le départ n’ont pas été ingrats, merci braz à eux.

      Arrivés à la Poire, l’heure et demie à attendre afin d’avoir assez d’eau pour arriver au quai, est mise à profit pour ranger nos bords et commencer un peu de ménage.

     Une embarcation se dirige droit sur nous, c’est Franck sur DADOU, accompagné d’Aline et Jean-Michel qui, comme presque à chaque retour ou départ, vient nous saluer.    

     15h39 : c’est l’heure annoncée pour notre arrivée à quai avec assez d’eau, nous y sommes. Nous y verrons arriver entre autres Jacques C., Jean-Michel et Christiane, Hélène et Claude, Hervé et voilà, il ne nous reste qu’à aller déguster notre ultime bière au Nautilus et commencer à revivre tous nos souvenirs.

     Ah oui ! le narrateur adore les statistiques, alors c’est parti. Sur 16 jours de croisières :

  • ·       14 jours de vent
  • ·       15 jours de soleil
  • ·       400 milles nautiques parcourus (740 kms)
  • ·       100 heures de navigation
  • ·       6 îles visitées (Belle-Île, Noirmoutier, Yeu, Ré, Houat, les Glénan) et une 7ème pour ENAWEN (Oléron)
  • ·       5 départements longés (Finistère, Morbihan, Loire Atlantique, Vendée, Charente Marîtime)
  • ·       10 nouveaux restaurants testés

      Mais ça c’était le livre de bord d’ENAWEN by Michel, voici maintenant le point de vue de BRIDAN by Daniel

et en prime le trajet sous Google Earth 

  • ENAWEN trajet aller en vert, retour en rouge
  • BRIDAN trajet aller en jaune, retour en bleu

et quelques photos


3 commentaires

  1. Superbes les tracés des 2 itinéraires. Cela donne une autre dimension aux récits et ça rappelle plus facilement aux navigateurs les endroits où tout se passe bien …et ceux qui sont source d’anecdotes plus cocasses!
    Daniel D

  2. Alors les gars je ne crois absolument le manque de sommeil du aux coups de boutoirs mais plus par les bout…alignées
    Ne pas inviter les gens de Panazol qui font la tête !!!! mais plutôt la fête
    belle nave
    A plus Captain’

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